Salades de saison

Un citron un pain un rayon de soleil une lame de fond six musiciens (...) un autre raton laveur.

14 avril 2008

Textures

Promener le bout de ses doigts sur

un citron
du sable sec
du papier glacé
un pull en laine vierge
la terre nue
une noix de coco
du métal froid
une fougère
une gomme neuve
le ventre de son chat.

Posté par _Uba à 11:09 - Rubrique-à-brac - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

14 décembre 2006

Sim(ple) City

simsIl y aurait beaucoup à dire sur un monde où il suffit de claquer des doigts pour changer la couleur du papier peint (oui, Mary Poppins a trouvé son maître), de lire un manuel pour devenir cuisinier modèle, et où être gros signifie avoir une légère couche moelleuse encerclant l’abdomen sans se départir du kit de base jambes_fuselées + épaules_étroites.

Sociologiquement, c’est le temps où le joueur se lasse qui est intéressant.

Vous voulez vous débarrasser de vos Sims ? La technique courante consiste à les inciter à se délasser dans la piscine, avant de leur retirer l’échelle.

Historiquement, cette technique de jeu a été directement inspirée de Dieu le Père, qui lorsqu’il en a eu assez de gérer ses personnages a également fait reset à grands coups de flotte (en sauvegardant uniquement le dossier noé.jpg dans un coin de disque dur).

Il est pourtant plus jubilatoire d’organiser des vaudevilles du troisième type (l’homme découvre sa jeune épouse, militaire de carrière et enceinte jusqu’aux yeux, le trompant avec une voisine retraitée, dans la cuisine).

Ou alors, on peut plutôt aller guerroyer à grands renforts de balistes, établir des routes de l’or et conquérir des continents dans le monde sans scrupules et sans pitié d’Age Of Empire.

Posté par _Uba à 13:33 - Rubrique-à-brac - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

02 novembre 2006

Pub (ou presque)

puffDans mon nouvel appartement, T1bis de son nom de code (tournez à gauche juste après la station-service), j’ai mis un futon rouge bonbon, une console -où on ne peut pas jouer à Super Mario Bros puisqu’elle est en chêne, avec des portes vitrées- et un lit de la taille d’une piscine.

J’ai donc passé moult après-midi où j’aurai pu aller voir U à arpenter les rayons d’Ikea.

A Ikea, ce que j’aime, c’est
qu’on peut longuement tester tous les canapés/poufs/machins mous
qu’ils servent du renne au restaurant
les noms de baptême alambiqués des produits, qui donnent lieu à des dialogues en sino-culino-scandinave du style : « Tu en penses quoi, pour la table ? Plutôt Jokkmokk ou Vika Curry ? Pour le divan je verrais bien le petit Poäng… »

A Ikea, ce que je n’aime pas, c’est l’after. Comprenez le moment où il faut se triturer méninges et ongles pour comprendre pourquoi la vis F, une fois accouplée avec l’écrou Z, ne rentre PAS dans ce [mettez ici l’injure de votre choix] de trou 3, et pourquoi les dessinateurs industriels suédois n’ont pas la moindre notion de ce qu’est la perspective.

Posté par _Uba à 20:49 - Rubrique-à-brac - Commentaires [2] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

30 octobre 2006

De l'ennui et autres désagréments

J’ai découvert il y a peu une nouvelle fonctionnalité initiée par la SNCF : le WebCast littéraire (sic).

Bestiole_SNCF

Le préservatif tricéphale ci-contre est, dieu sait pourquoi, l’emblème de la nouveauté.

En gros, il s’agit d’aller sur le site SNCF télécharger des extraits audio de romans pour les injecter dans son lecteur mp3 (dont le citoyen lambda est supposé dûment pourvu) en prévision de son voyage ferroviaire.

Passons sur le fait que la SNCF, avant de se préoccuper d’agrémenter les voyages des usagers, ferait mieux de faire en sorte que les correspondances à prendre ne soient plus des utopies massacrées à coup de « nous vous informons que ce train va connaître un retard inconnu ».

Bref j’ai testé un extrait dont l’écoute s’est révélée singulièrement éprouvante. La voix de la demoiselle est pourtant agréable (sans les bruits visqueux de déglutition qui caractérisaient les textes d’anglais qu’on me faisait écouter en prépa)… mais combien insupportable est l’intervalle de deux secondes de silence dont elle se croit obligée de ponctuer une phrase sur deux, dans le but évident de ménager un effet théâtralement dramatique !

C’est qu’on s’ennuie en deux secondes. Deux secondes d’ennui toutes les 10 secondes, autant compter les vaches par la fenêtre.

Posté par _Uba à 12:20 - Rubrique-à-brac - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

29 octobre 2006

Nos amis les humains

«  Parrainez un enfant.
Il sera nourri, soigné, scolarisé. 23 programmes de développement. »
Annonces Google

Je ne sais pas vous, mais ça me fait penser à ces jeux de simulation en ligne dont Kochonland a été le pionnier, où on élève un pingouin (liveonbankiz.org), un dragon (elevezundragon.com), un dindon (dindonisland). Mais, hélas, pas de raton-laveur.

Sauf que là on dirait une pub à usage d’internautes extra-terrestres.

« Élevez un enfant virtuel ! Le plus mignon des petits animaux de notre galaxie.

Chaque joueur gère une exploitation composée d'une maisonnette rurale, d’un appartement, ou d’une hutte sur pilotis (pour 5 schnitzurgrs de plus, obtention au choix d’un jardin, d’un stepper ou d’une pirogue).
L’éleveur est propriétaire d'un enfant. Il doit éditer un faire-part cucul-la-pralino-sentimental, le nourrir sans le gaver, le laver sans le noyer, l'habiller sans l'étouffer. Mais aussi : dormir 3 heures par nuit quand il fait ses dents, supporter les ôkilémeugnooon de ses collègues et amis. Pour atteindre le niveau 2, il vous faudra lui dégotter une place en crèche (N.B. pour les joueurs ayant choisi l’option grande ville : tous les coups sont permis mais la lutte sera âpre) (pour 5 schnitzurgrs de plus, obtenez une nounou à domicile).

Pour passer du niveau 2 au niveau 3, il faut avoir appris à son enfant à aller sur le pot.
Pour passer au niveau 4, l'éleveur devra scolariser son enfant. Attention, oublier son enfant à la sortie de l’école vous expose à être disqualifié.
Pour passer au niveau 5, il vous faudra vous rendre aux réunions parents-professeurs, lui bâtir une cabane dans le jardin et gérer le déferlement d‘une douzaines de cow-boys et d’indiens pour son anniversaire.

Enfin au niveau 5, tout se corse, il vous reste à lire des brochures sur la dépression chez les adolescents à et l’empêcher de tenir un skyblog. »

Posté par _Uba à 16:24 - Rubrique-à-brac - Commentaires [3] - Rétroliens [0] - Permalien [#]



« Accueil  1